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Sclérose en plaques en Côte d'Or, SEP21

Sclérose en Plaques

Depuis sa découverte au XIXe siècle, la sclérose en plaques (SEP) garde encore de nombreux mystères, dont celui de ses origines. L’avancée des recherches tend à confirmer le caractère multifactoriel de la maladie où se mêlent prédispositions génétiques et facteurs environnementaux.
Elle n’est pas pour autant une maladie héréditaire.
Mal connue du grand public, la SEP souffre encore de nombreuses idées reçues. Aujourd’hui, elle concerne 100 000 personnes en France avec plus de 2 000 nouveaux cas chaque année.
Cette maladie du système nerveux central se caractérise par une perte de myéline. Telle la gaine d’un fil électrique, cette substance entoure les nerfs et assure la transmission rapide de l’influx nerveux. Sa détérioration provoque la perturbation des informations envoyées par le cerveau au reste du corps, entraînant à long terme un handicap plus ou moins lourd.

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4 CONSEILS ÉPROUVÉS POUR RALENTIR LES POUSSÉES

1. Dormir suffisamment

Bien dormir est important pour la santé de tous mais pour les malades de la SEP c’est crucial. Il suffit d’un manque de sommeil, d’un sommeil de mauvaise qualité ou d’un sommeil décalé pendant quelques jours seulement, pour augmenter la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et donc le risque de poussée.
Dormir suffisamment – soit 7 à 9 h par nuit pour la majorité des gens – dans une chambre fraîche, sombre et sans bruit est nécessaire. Avoir des heures de coucher et lever régulières est important également, y compris le week-end et pendant les vacances. Un manque de mélatonine peut aussi affecter le sommeil, mais aussi l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique. Pour savoir si c'est le cas pour vous, faites le test. Si vous manquez de mélatonine, prendre 2 à 5 mg de mélatonine à libération prolongée au coucher peut vous aider.

2. Diminuer le stress

Le stress joue un rôle très important dans la SEP en fragilisant le système immunitaire et en augmentant la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique.
Comme le souligne Julien Venesson dans son livre, « une fois la maladie déclenchée, être exposé à du stress augmente nettement le risque de poussées, de 30 à 60 % environ ». Ce qui signifie que réduire son exposition au stress pourrait être aussi efficace que les médicaments pour prévenir les poussées.

 

3. S’exposer au soleil

Le manque d’exposition solaire est un facteur de risque de la SEP et un facteur de risque de poussée. En revanche, cette diminution du risque n’existe pas pour ceux qui se couvrent de crème solaire, ce qui signifierait donc que c’est la vitamine D qui assure ce rôle protecteur (la vitamine D est produite dans la peau sous l’action des rayons UVB du soleil, en l’absence de protection cutanée). Il est donc judicieux de s’exposer au soleil lorsque c’est possible.
En pratique : exposez-vous sans crème solaire (protégez-vous avec un chapeau) 15 à 20 minutes par jour d’avril à octobre. En dehors de cette période (ou si l’exposition solaire n’est pas possible), prenez un complément de vitamine D sous forme de vitamine D3 (ZymaD® en vente libre en pharmacie) : 8 000 à 10 000 UI/jour

4. Faire du sport

Les effets positifs du sport sur la SEP seraient la conséquence de la production d’une hormone durant l’activité physique, le facteur de croissance neurotrophique (BDNF), qui protège les neurones et stimule leur régénération. Ceci préserve donc le système nerveux des attaques auto-immunes. La musculation semble plus protectrice que l’endurance.
 

Arrêter de fumer
Fumer tous les jours augmente le risque de poussée de 80% environ.

La meilleure des raisons pour arrêter de fumer ou d’être exposé à la fumée.

Puisque la nicotine, elle, semble jouer un rôle protecteur, vous pouvez arrêter le tabac en vous aidant de substituts nicotinique sans problème.

Et lire Je ne veux plus fumer grâce à la cohérence cardiaque ou la méthode Allen Car.